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C'est la rentrée des classes pour FigeacVoix aussi ce soir!


D'abord Bonne Année à tous et toutes! Et puis, on continue la présentation des nouveaux compositeurs/trices dont on prépare un morceau. SCOTT JOPLIN, 1868-1917 [We will rest awhile] . Scott Joplin dit le «King of Ragtime» est un pianiste et compositeur afro-américain de musique ragtime, né entre Juin 1867 et Janvier 1868 dans le nord est du Texas; la date officielle habituellement donnée est le 24 novembre 1867. Il est mort le 1er avril 1917 à 49 ans. Il est l'enfant de Giles Joplin, né vers 1842 en Caroline du Nord, agriculteur et esclave affranchi et de Florence Givins, du Kentucky, née vers 1841. Tous deux étaient des musiciens amateurs, son père pratique le violon et sa mère le banjo, les frères et sœurs de Scott jouent de la guitare, de la trompette ou chantent dans des chorales. Vers 1875, la famille déménage à Texarkana, où la vie citadine favorise l'éclosion des talents musicaux. Les patrons blancs chez qui sa mère était femme de ménage ont un piano sur lequel le jeune Scott peut s'exercer et son frère Robert commence à travailler comme danseur et comédien. Lorsqu'il a onze ans, grâce à son salaire d'ouvrier du rail, son père lui offre un piano d'occasion et des leçons de musique chez divers professeurs, et notamment le professeur allemand Julius WEISS qui lui enseigne les techniques de l’harmonie et de la composition, ainsi que la musique européenne. Plus tard, il forme un quartet vocal a capella qui se produit à Texarkana puis il joue du piano dans les dancings et enseigne la guitare et la mandoline. C'est alors que Scott Joplin, encore adolescent, quitte Texarkana pour mener une vie de pianiste itinérant dans les saloons et les boxons du Texas, de Louisiane, du Missouri, de l'Illinois ou du Kentucky. En 1893, il se rend au Chicago World's Fair, grand événement à l'époque et qui est l'endroit où la musique Ragtime se révèle au grand public, il commence alors à être connu auprès du public blanc. En effet, bien que les organisateurs aient exclu les musiciens noirs des programmes officiels des concerts, quelques pianistes étaient autorisés à charmer les foules de visiteurs à l'orée du parc.

Il put aussi assister aux concerts de ses plus célèbres confrères: c'est là qu'il rencontra celui qui devait devenir son ami et partenaire musical : Otis Saunders. Pendant deux ans, ils formèrent avec deux autres musiciens un quatuor musical qui se produisait en jouant ses compositions. Ils s'installent à Sedalia en 1894, la ville étant plus tolérante à l'égard des Noirs américains. Sedalia disposait d'une école exclusivement réservée aux Noirs et abritait deux clubs sociaux créés par et pour des Noirs, le Black 400 Club et le Maple Leaf Club. Ces deux établissements organisaient des soirées dansantes et autres activités sociales, incluant quelquefois des spectateurs blancs. Il compose son premier rag, Original Rags en 1897 et essaye en vain de le faire publier, de même que son Maple Leaf Rag et son Sunflower Slow Drag auprès de l'éditeur sédalien A.W. Perry & Son. Durant cette période, très florissante, Joplin épouse Belle Jones, compose des morceaux pour le Queen City Band, suit des cours de compositions à l'Université Noire George R. Smith, et puis enfin il vend sa musique. En effet, Joplin rencontre un homme d'affaire blanc nommé John Stark à qui il vend la partition de Maple Leaf. Ce morceau connaît un succès immédiat après une première édition de 10000 exemplaire; en 1909, on en était à plus d'un demi-million. Stark lui propose un contrat, puis ils s'installent à Saint-Louis dans le Missouri. Là, Stark fait une promotion énergique de son client, il le surnomme même le «King of Ragtime». D'autres succès suivirent : Peacherine Rag en 1901, et The Entertainer en 1902.

Le ragtime était une danse créole pour fanfare, un rythme de marche joué de façon syncopée. Joplin modernise ce style en l'adaptant au piano. Vers 1900, le ragtime est très à la mode, il est joué par de nombreux orchestres indifféremment blancs ou noirs. Scott Joplin devient son premier ambassadeur, il est le premier compositeur et musicien noir disposant d'une telle célébrité. Joplin tente de s'imposer en tant que compositeur d'œuvres pour grand ensemble avec un ballet populaire, intitulé The Ragtime Dance en 1902 , et des opéras, A Guest of Honor en 1909 ( la partition a été perdue ), puis Treemonisha en 1911 mais ces œuvres coûteuses sont peu jouées. Les inventions du phonographe et du piano mécanique entraînent une baisse de la demande de partitions dès 1906. Cependant, une tragédie plus personnelle le frappe: il divorce en 1903 après le décès de son premier enfant, puis sa seconde femme, Freddie Alexander, meurt à Sedalia le 10 septembre, à l’âge de 20 ans, d’une pneumonie consécutive à une grippe, deux mois après leur mariage. Le ragtime Bethena, qu'écrit Joplin en 1905, évoque sa relation avec Freddie Alexander ; c'est un morceau très triste et difficile à jouer. Joplin ne retournera plus à Sedalia. Il est muré dans une sévère dépression et les deux années suivantes montrent une réduction drastique de la production de Joplin. En 1905, John Stark s'établit à New York. Scott Joplin quitte alors Saint Louis pour New York durant l'été 1907. Il épouse Lottie Stokes, propriétaire d'un petit hôtel meublé pour une clientèle de comédiens et de musiciens. Bonne gestionnaire, elle joue un rôle dans les affaires de son mari, en devenant son partenaire dans la société d'édition Scott Joplin Music Publishing Ltd dont le principal objectif est de gérer les intérêts générés par ses oeuvres. Profitant de sa nouvelle situation, JOPLIN établit des contacts avec divers éditeurs new-yorkais dans le but de faire éditer ses oeuvres et d'en tirer de meilleurs bénéfices. Il y publie à cette époque un guide de ragtime pour le piano, le School of Ragtime. Il finit d'écrire son opéra Treemonisha, et parvient difficilement à éditer la volumineuse partition de cette oeuvre. Un théâtre accepte de monter l'œuvre, mais les directeurs finissent par se défausser. Pris par les problèmes d'argent, de santé et les difficulté de son opéra, qu'il considère comme son chef-d'œuvre, la personnalité de Joplin est décrite alors comme dépressive et morose. Ses dernières compositions deviennent de plus en plus sophistiquées, parmi elles "Euphonic Sounds", "Paragon Rag", "Stoptime Rag" et son dernier rag : "Magnetic Rag". BERLIN décrit les efforts de ces compositions comme tentant de repousser certaines limites inhérentes au Ragtime classique. En 1916, sa santé commence à se détériorer, car sa syphilis a atteint la phase tertiaire. Il souffre probablement de cette maladie depuis une vingtaine d'années déjà. Il est admis au début de l'année 1917 au Bellevue Hospital. En février, il est transféré au département psychiatrique du Manhattan State Hospital. Il y décède le 1er avril 1917, à l'âge supposé de 49 ans, des conséquences d'une syphilis à l'état tertiaire. En guise d'hommage, Stark publie quelques mois plus tard Reflection Rag. On ignore la date de composition de ce rag. Le nom de Joplin et le ragtime lui même sont alors tombés dans l'oubli, la nouvelle mode du jazz les ayant détrônés. Il fallut attendre cinquante ans pour que l'extraordinaire contribution de Scott Joplin à la vie musicale américaine fût enfin reconnue grâce à la publication du livre de Rudi Blesh et de Harriet Janis, They All Played Ragtime: The True Story of an American Music, aux enregistrements de Joshua Rifkin en 1970 et au retour populaire de '' The Entertainer '', morceau principal de la bande originale du film The Sting en 1973.

Son oeuvre a été récompensée par le Prix Pulitzer en 1976 pour sa contribution à la musique américaine.




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