Répertoire

Printemps, Eté, Automne & Hiver - Bernard Andres 1941
Fleurs des champs et amours printanières, feux de joie et jeux espiègles, douceurs boisées des automnes, vents fuyants dans les arbres noirs : que seraient nos vies sans les saisons ? Une ronde inéluctable qui nourrit toutes les nostalgies.


De Profundis - Christoph Willibald Gluck 1714 – 1787
Parfois nos vies s'abîment : au fond d'un puits, nous appelons un geste secourable du rond de ciel au-dessus. Le Seigneur de miséricorde interviendra-t-il en notre faveur ? A coup sûr, veut espérer le croyant.


Il Vostro Di Partir - Madalena Casulana 1544 – 1590
Madame s'en va, l'espoir en berne sombre dans l'incertitude. Son âme était la seule vertu qui vaille. La vie s'ennuie, une peur mauvaise humidifie les yeux du délaissé d'un flot de larmes amères.


Summer Is Gone - Samuel Coleridge-Taylor 1875 – 1912
Encore une saison qui s'écoule et s'achève. "L'été s'en est allé avec toutes ses roses, son soleil, ses parfums sucrés, ses fleurs douces. Même l'automne s'achève. L'été est parti avec toutes ses roses."


Frog Song - Maggie Furtak 1980 –
Toujours la roue allègre des saisons. Les pluies de printemps secouent la terre de sa torpeur, ressuscitent plantes et animaux, peuplent les étangs d'une vie foisonnante. Sous les étoiles, l'injonction est brûlante : Monde, réveille-toi !


Tu Es Petrus - Giovanni Palestrina 1525 – 1594
Petrus, petra. Pierre et la pierre. Sur son socle humain et minéral, l’Église s'édifie et défie les portes de l'enfer. Pierre a les clés : à lui d'orienter la Terre de règles inspirées. Il appartient à Peter notre chef de bâtir un avenir pour FigeacVoix…


Moro Lasso - Carlo Gesualdo 1560 – 1613
Ah ! les ambiguïtés de l'âme humaine ! Celles de Gesualdo étaient superbement créatrices. "Je meurs, hélas, de ma douleur. Qui peut me rendre la vie me tue et ne veut m'aider. Oh ! destin douloureux ! Qui peut me donner la vie m'apporte la mort."


Il Est Bel et Bon - Pierre Passereau 1509 – 1553
Un bel et bon mari : quelle épouse n'y serait pas sensible ? Avis partagé par les commères. Celui-ci cumule toutes les vertus et assure les tâches ménagères. Alors madame prend du bon temps. Et tout ça finit comment, commère ?

 Je Suis La Voix - Thomas Hewitt-Jones 1984 – Qu'est-ce qui gouverne nos vies ? Qu'est-ce qui ouvre nos sens ? La lumière origine le voir, la voix crée l'entendre, Comment percer le mystère qui sous-tend nos jours ? Ne pas comprendre, c'est chercher.

Ave Generosa - Ola Gjeilo 1978 –
La Vierge, réceptacle généreux du Verbe divin. En termes audacieux, Hildegard von Bingen esquisse ici une conception pleine de poésie. "Ton ventre s'est réjoui et tes entrailles, comme l'herbe recevant la rosée."

 

The Peace of Wild Things - Peter Nowfèl 1959 –
Désespoir devant l'avenir, crainte pour mes enfants ? Paisible, la vie sauvage infuse ses douceurs réparatrices. Intensément présents jusque dans leur repos sous les étoiles, le héron, le canard me rassurent de leur grâce.

Cantique de Jean Racine - Mélanie Bonis 1858 – 1937
Aux tournants de nos vies, de quoi sont faits nos choix ? Pourquoi préférer une nourriture pauvre alors qu'un "pain des anges" est à disposition ? Choisir la voie sage, opter pour la folie, s'abreuver d'eau vive ou d'eau croupie..

Adios Nonino - Astor Piazzolla 1921 – 1992
Adieu mon Papa. "Pa Pa Pa Dan da ban da ban da Pa pa pa pa Laira ra Laira Laira Laira Ba Dabada Nu ru nu ru nu Dun dun dun dun Da ba da ba da ba da ba da La ra la ra laira Da pa pa da pa pa da pa pa da pa pa" etc.

Surrexit A Mortuis - Charles-Marie Widor 1844 – 1937
Ressuscité des morts. Le mystère de Pâques porte l'humanité dans le sillage du bon berger : le Christ, fils de Dieu. Le berger qui pour son troupeau a offert sa vie en sacrifice. Il est ressuscité des morts. Alleluia !

 

Concert FigeacVoix, 8 Mars 2020, Journée des Femmes.

Par une heureuse coïncidence, en cette journée du 8 mars dédiée aux femmes, nous avons la joie et le plaisir de mettre à l'honneur deux oeuvres de compositrices du passé, peu connues et oubliées; et cela grâce à notre chef Peter qui a eu l'excellente et généreuse idée de rechercher et de programmer leurs créations.Vous allez dire: deux oeuvres dans tout le programme ce n'est pas beaucoup, mais le problème c'est qu'il est difficile de retrouver ces musiques de femmes méconnues. On peut dire que les deux mots "compositrices" et "méconnues" sont des mots qui vont très bien ensemble, très bien ensemble...C'est tellement vrai que dans la musique ancienne, les femmes ne signaient pas leur travail, car c'était très mal vu, et donc leurs compositions qui sont jouées encore aujourd'hui portent la mention "anonyme", c'était la condition alors pour que leurs oeuvres existent, elles avaient le choix entre le néant et l'anonymat...Toutes les femmes qui ont crée et inventé dans tous les domaines, que ce soit dans les milieux artistiques, scientifiques, littéraires et autres ont été freinées, empêchées d'une façon ou d'une autre d'exercer leurs talents et bien vite oubliées par l'histoire.Par exemple, la soeur aînée du génial Wolfgang Amadeüs Mozart, Maria- Anne était une musicienne virtuose au clavecin, au violon, elle composait également; elle avait crée des partitions pour son petit frère. Leur père Léopold a exhibé ses deux enfants prodiges dans toutes les cours d'Europe pendant plusieurs années, jusqu'à ce que la fille aînée devienne une grande adolescente; et là, le père Mozart a dit :"Terminé, la musique n'est pas faite pour les filles, tu arrêtes tout cela, tu me donnes ton violon, ton avenir c'est de faire un bon mariage...C'est comme cela que l'on tue dans l'oeuf un talent!Revenons à aujourd'hui, sans doute que Madalena Casulana serait heureuse qu'on chante ici sa musique et particulièrement aujourd'hui, peut-être aussi nous dirait-elle ceci: "Depuis ma disparition il y a 430 ans vous avez réussi à obtenir une journée dans l'année consacrée aux femmes, une journée sur 365, c'est bien! C'est bien... c'est peu...Car Madalena était capable de revendiquer une juste reconnaissance comme le montrent les mots réellement authentiques cette fois qu'elle a prononcés. Voilà ce qu'elle disait :"Je veux montrer au monde, autant que je le peux dans cette profession de musicienne, l'erreur que commettent les hommes en pensant qu'eux seuls possèdent les dons d'intelligence, et que de tels dons ne sont jamais donnés aux femmes..."

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